– iconoclastes babyphobes et dénatalistes, ce n’est pas le même combat !

Posted on 10 mai 2011

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ICONOCLASTES BABYPHOBES ET DÉNATALISTES ÉCOMALTHUSIENS, CE N’EST PAS LE MÊME COMBAT !

Humour grinçant ou conviction affichée ?

Le doux amalgame, penthotal (*) de la communication, est-il la recette incompatible pour faire passer la pilule ?

(*) Le penthotal (penthiobarbital) est un sédatif hypnotique, anesthésique de mauvaise renommée…

Très récemment dans Global mag (Arte)

http://global.arte.tv/fr/2010/09/29/natalite-zero-pour-sauver-la-planete/

http://global.arte.tv/fr/2010/09/29/faut-il-arreter-de-faire-des-enfants/

Tout en reconnaissant qu’Arte est l’une des seules chaînes à aborder un sujet majeur et ailleurs toujours soigneusement déblayé, il faut aussi convenir que la cause dénataliste s’est vue littéralement « druckérisée » dans cette émission. Ce n’est pas la première fois, c’est devenu une habitude. Et si vous percevez à l’image la couverture du « scandaleux » livre Faire des enfants tue, c’est que vous êtes admirablement attentif…

Le tabou de la non-procréation est-il donc si ardent qu’il faille le dissoudre dans la diversion ou la dérision, un peu comme c’était le cas du sexe quand on le noyait dans le rire gras ?

Bien que le thème soit mitoyen, les adeptes du mouvement No kids (Child-Free) sont inspirés par un rejet biologique ou intellectuel, souvent seulement d’ordre iconoclaste, leur intention est donc assez égoïste puisque que le but prosaïque tourne autour … des couches à changer. C’est parfaitement le droit d’un couple, notamment de la femme, de ne pas procréer, mais l’amalgame facile avec les écodénatalistes porte préjudice à ces derniers. Parce que les dénatalistes sont tout au contraire les représentants d’une conscience universelle et souhaitent une planète digne de recevoir en de bonnes conditions les générations futures, et donc une Terre non exsangue en ressources et en biodiversité. Et pour cela, l’unique recette est de lutter contre la surcharge de notre espèce, qu’il s’agisse au mieux du second et au pire du troisième enfant occidental outrancièrement carboné, ou du surnombre d’enfants peu pollueurs des pays du Sud, mais prochains candidats à la misère. Nous serons 7 milliards en juin 2011 et 1 milliard de Terriens ne sont déjà pas alimentés comme il se doit.

En faveur de l’avènement d’un « hiver démographique », pour en finir avec la procréation mythique et la fabrique de pauvres !

Peu après le célèbre Rapport Meadows du Club de Rome, et bien avant Claude Lévi-Strauss, Marguerite Yourcenar, Gisèle Halimi, Sœur Emmanuelle, Albert Jacquard, Bernard Werber et tant d’autres personnalités au-dessus de tout soupçon eugéniste s’étant prononcés sur l’immense danger de notre surcharge terrestre, Jean-Yves Cousteau, très aimé des Terriens, était l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme en faveur de cette vérité. Nous étions en train de passer de 3 milliards (1960) à 7 milliards (2011) ! Comme par « enfantement » !

Écoutez-le :

http://www.dailymotion.com/video/x5lp2a_cousteau-avec-anne-sinclair_webcam

Trois de mes livres traitent totalement ou en partie de ce thème écologiquement majeur pour notre de devenir :

Faire des enfants tue. Éloge de la dénatalité. 143 pages. Éditions du Temps.

Nous, peuple dernier. Survivre sera bientôt un luxe. 448 pages. L’Harmattan.

Dictature verte. 300 pages. Les Presses du Midi.

Michel Tarrier

Écologue, écosophe

publié le 16 octobre 2010


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