– L’espoir le plus dérisoire jamais imaginé face à un péril mondial

Posted on 8 mai 2011

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COACH CARBONE À LA FRANÇAISE, « UN DÉFI POUR LA TERRE » : L’ESPOIR LE PLUS DÉRISOIRE JAMAIS INVENTÉ FACE À UN PÉRIL MONDIAL !

Pour les gens (c’est qui, « les gens » ?), Hulot est adorable, efficace…

Pour les radicaux, Hulot est d’emblée disqualifié par le fait d’être, à l’instar de son homologue YAB, financé par d’ignominieux sponsors, stars d’un capitalisme hyper goulu, destructeur et pollueur de notre planète, ainsi qu’animé par quelques addictions peu compatibles avec le noble idéal (aéronautique, rallies tueurs, fric…).

Pour d’autres « téléspectateurs » inquiets, plus lucides encore, les deux comparses sont discrédités par leur total désintérêt du problème écologique majeur qui est celui de notre surpopulation, sujet sensible sur lequel ils restent prudemment cois.

Depuis peu, et notamment la sortie de son dernier film, Hulot s’est assombri, semble flipper, porte un masque très contestataire de notre société moderne, à tel point que le milieu politique qui lui est proche a pris ses distances, l’accusant de catastrophisme, de points de vue anxiogènes et contreproductifs avec les faux-espoirs que le charlatanisme électoraliste doit entretenir à tout prix s’il ne veut pas crever. Simagrée hulotesque relevant d’un écoblanchiment digne d’un déodorant Ushuaïa, ou état d’âme d’un homme las de constater que rien ne suit ? Seul lui le sait quand il reçoit ses relevés bancaires.

Il lui fallut donc accoucher dare-dare de « quelque chose qui va avec l’état d’esprit ambiant où l’on ne cesse de nous dire : cessez d’être catastrophistes, sortez du constat et donnez-nous des clés pour agir… », ainsi qu’il le reconnait.

On vient ainsi de nous concocter et de nous bombarder le Coach carbone : nouvelle formule de confession et de repentance pour réduire au quotidien nos émissions de CO2, innovation accueillie avec enthousiasme par un Borloo qui a tout intérêt à surenchérir les chimères écologistes dont la population française commence à se détourner à la vitesse grand V, sans doute par manque de crédibilité. Un Grenelle bidon, ça va, deux Grenelle bidons, ça va encore, trois Grenelles bidons, attention les dégâts !

Alors, après avoir culpabilisé en découvrant notre effarante empreinte écologique proposée par le WWF, devrons-nous nous faire hara-kiri face à notre terrifiant bilan carbone ?

Pourquoi pas, mais à une seule condition, celle du colibri, c’est-à-dire du respectable bouc-émissaire maso conditionné par ses maîtres charognards. Pourquoi ? Eh bien parce que ces outils, si légitimes soient-ils, ne touchent pas 1% (et encore) des Terriens francophones, et que le péril climatique est cause mondiale, et non seulement française ou monégasque !

Et puis vous imaginez peut-être qu’en Europe la ménagère pressée, le travailleur opprimé, le chômeur effondré d’apprendre que Liliane Bettencourt gagne mensuellement 25 355 fois le Smic, ou le nombre incalculable de petits jouisseurs qui emplissent les hypermarchés, encombrent les routes dans une caisse monoplace ou encore s’envolent en charters pour un week-end tropical, vont s’emmerder la vie en remplissant un questionnaire oiseux de 160 points pour faire leur bilan d’émissions de gaz à effet de serre ?

Quand bien même, benêts écologiquement corrects que nous serions, déjà floués par le bide du soi-disant imparable Sommet de Copenhague, nous serions séduits par la louable proposition, ce serait vivre dans une bulle et non sur Terre. Parce que face aux milliards de nouveaux consommateurs débridés de pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil et quelques autres – que nous avons tant sollicités pour qu’ils se joignent à notre magnifique American way of life – c’est pathétique, dérisoire, ridicule et à effet zéro.

Et c’est bien pour ça que ces histoires d’empreintes écologiques et d’examens-carbone sont cyniquement encouragés par le système lui-même coupable de dévorer Gaïa, que les partenaires véreux du WWF ou les sponsors ploutocrates de la bande à Hulot n’hésitent pas à financer la pantomime la plus éco-démago qui soit. Et en plus, ça fait du fric, encore du fric, toujours du fric, mais pour la bonne cause, celle de l’Armée du salut écologique animé par des dames patronnesses druckérisées.

Même s’il joue les vierges effarouchées par le méchant capitalisme et le socialisme industrialiste, Hulot n’est qu’un scout chargé de bonnes actions au service de ces mêmes systèmes. Il fut le nègre des éco-discours menteurs de deux types souffrant d’une profonde aversion pour la Nature (sauf vision salon de l’agriculture !) et qui se tapent royalement de l’écologie : Chirac et Sarko. On connaît la chanson. On nous fait le même coup que l’a toujours fait, par exemple, le christianisme : conquérir, génocider et écocider le monde et, entre deux inquisitions et colonisations, création d’œuvres charitables et de Petites Sœurs des pauvres. J’en tue 10 000 et j’en protège 1 en le criant sur tous les toits. Ceci dit, si cela ne vous humilie pas de prendre le voile et de faire office de petite sœur lobbyistes de l’économie verte, vous pourrez en ressentir le bien-être d’une bonne conscience à deux balles et vous regarder dans une glace de chez IKEA.

Parce que

QUAND LA CHINE S’ÉVEILLERA, …CE SERA LA FIN DE CE MONDE ! L’horrible Alain Peyrefitte n’y avait pas pensé… Eh bien, c’est fait, la Chine s’est éveillée et vient sauter à pieds joints dans notre monde occidental, inventeur de la destruction. Merci quand même au peuple chinois d’avoir su économiser un demi-milliard de bouches à nourrir par une politique volontariste de dénatalité !

Amis Chinois, bienvenue au club et prenez part à ses festivités : un joli chaos climatique avec ses conséquences en cascade ; des marée noires intercontinentales ; des tempêtes de poussière (dust bowls) américaines, russes ou chinoises ; des incendies à l’australienne ou à la californienne ; des boues toxiques à la hongroise ; des algues vertes à la française ; une mort biologique du sol par le choix d’une agriculture intensive et pétrochimique au cocktail de 100.000 molécules perdues dans les sols, les eaux et les airs ; un infini cortège d’intoxications, de cancers et de maladies nouvelles ; une exploitation infecte des animaux ; une couche de poubellien supérieur et un sixième continent d’ordures dérivantes ; des tsunamis, des tempêtes, des inondations, des catastrophes industrielles à la pelle, de plus en plus violentes et meurtrières ; une désertification galopante et un millions de réfugiés environnementaux frappant aux portes de nulle part ; une piètre civilisation des loisirs à dormir debout ; une peur entretenue de la Nature engendrant une mise à néant bien orchestrée de la biodiversité, avec en bonus un engouement crétin pour des jardins ornementaux… ; et j’en passe, demandez le programme ! Un programme qui fait que ce millénaire n’aura peut-être qu’un siècle de vie vivable.

Mais surtout de la démagogie, du mensonge et le culte de la peur en long, en large, en travers  et dans tous les sens.

Avec heureusement l’approche providentielle de la fin des énergies fossiles, des transports, de l’industrie, et de l’agriculture chimique et mécanisée, induisant ipso facto une réduction de notre surpopullulation à quelque 3 milliards d’Homo sapiens demens sur une planète en déliquescence. Qu’on en finisse une fois pour toutes !

Alors, vous pouvez toujours tomber dans le panneau du Coach Carbone, la dernière des éco-couillonades. Ca ne mange pas de pain d’être pris pour un con par d’autres cons. Et puis ça redore le blason devenu un peu pâlot de son promoteur qui s’agite entre angoisses planétaires et éco-business. Cornélien !

Voulez-vous que je vous la donne, la formule pour après 2050 : PEU À CHOISIR, BEAUCOUP À SOUFFRIR. C’est tout.

Merci à nous d’avoir pris le mauvais chemin en ridiculisant les Peuples premiers et en suivant les préceptes anthropocentristes conduisant à dominer et donc à industrialiser la planète pour notre seul et vil confort. Gros-Jean comme devant, le bec dans l’eau, avec ou sans compensation carbone à la GoodPlanet ou Coach carbone à la Ushuaïa-Ademe, acceptons maintenant que nos enfants en prennent plein la figure.

L’objet de la dernière offense faite à la raison :

http://www.dailymotion.com/video/xf1431_mode-d-emploi-du-coach-carbone_lifestyle

Coach carbone et Cobra MIG 27 :

http://www.youtube.com/watch?v=FleU0Tpvy_E

Jamais vu communication aussi lénifiante, sirupeuse et stéréotypée cul-cul la praline : la clientèle du développement durable aurait-elle du mou dans la tête ?

MAIS VOUS, QU’EN PENSEZ-VOUS ?

Publié le 11 octobre 2010

Michel Tarrier

Écologue, écosophe

ENTREZ EN ÉCORÉSISTANCE !

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