– à qui profite le crime démographique? (fête des morts-vivants)

Posted on 1 mars 2011

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Billet envoyé par Michel Tarrier, le lundi 2 novembre 2009

Dans la tradition chrétienne, le 2 novembre, lendemain de la Toussaint, correspond à une célébration des morts. Je suggère qu’on y ajoute la notion de fête des morts-vivants et que le fric des chrysanthèmes soit viré à ceux qui ont faim.

 

Le problème n’est pas le surpeuplement, mais le partage des richesses, disent les bons apôtres ! Pipeau !!

La surpopulation est un crime contre l’humanité

Faites des enfants, pas des victimes !

Une cure de désintoxication à grande échelle, progressive et durable, va s’imposer. Il faudra radicalement couper les ponts avec l’ancien mode de vie imposé par un capitalisme héritier d’un obscurantisme aux modes miniers et aux conséquences dégénératives pour la terre. Les causes majeures qui nous conduisirent aux crises écologique, énergétique et alimentaire, aux misères présentes et à l’effondrement annoncé sont la surpopulation de notre maison du Quaternaire, notre pétro-addiction insoutenable et la surconsommation de viande par les pays nantis.

De ces trois grandes menaces pour l’humanité, la première illustre le tabou des tabous, correspond à se prononcer sur l’indicible, à débattre du sacré, à remuer l’interdit. Comme tout sujet innommable, la langue de bois a toujours été de mise. Exhorter à une dépopulation pacifique, ce n’est pas seulement affronter les groupes d’intérêts et d’influences qui s’engraissent sur la multitude, y compris dans sa version famélique, mais aussi se heurter au dogme largement consenti de la famille et à des tropismes religieux, y compris dans des pays dits laïques et aux familles éclatées.

Les errances majeures que sont la gestion abusive des ressources et une totale absence de régulation démographique portent en elle un naufrage et sont assimilables à un phénomène paradoxal que l’on peut désigner comme auto génocidaire. Ces deux comportements erronés sont si absurdes qu’on ne les appliquerait même pas à la maison !

Une nouvelle figure s’est instaurée depuis la moitié du siècle passé dans les pays du Sud, sous l’influence néfaste d’une incitation au lapinisme prôné par les colonisateurs chrétiens et arabes, et leur dogme monothéiste de l’homme divin et de la fatalité, c’est l’inéquation entre la dotation géographique et l’effectif populationnel. Un peu comme un berger qui dépasse la charge pastorale, c’est-à-dire le nombre de têtes que peuvent potentiellement nourrir les ressources fourragères locales, hypothéquant ainsi toute régénération possible, abus contre-productif qui se nomme surpâturage et confine à une néantisation écosystémique. Toutes les sociétés n’ont pas pour économie l’industrie, le commerce ou les hautes technologies qui permettent, comme au Japon, à Hong-Kong ou dans la Silicon Valley de s’étager pour surpeupler une niche géographique étroite, ou encore l’activité de paradis fiscal ou de trafics véreux internationaux comme Monaco (avec une termitière humaine de 15.850 habitants au km2 !), Macao (17.800 h/km2) ou Gibraltar (4.700 h/km2). Pour avoir un ordre de grandeur, l’Australie n’abrite que 2,6 habitants au km2 ! La terre fertile d’une famille de cultivateurs exige davantage d’espace que l’ordinateur d’un trader boursier ! Pour les peuples agricoles, ruraux et oubliés, ce sont les ressources paysannes qui doivent définir la taille d’une population, et non l’inverse. Cessons de nous étonner qu’il y ait grand malheur à féconder un enfant tous les neuf mois et à proliférer sur des terres sèches, ingrates et infertiles, qui plus est préalablement appauvries par des abus d’usages agraires contractées par l’agronomie d’une coopération pas toujours compétente ou bien intentionnée. Il n’est guère possible pour une société rurale de survivre en inéquation avec les lois de la nature et sans éducation d’aucune sorte, qui plus est soumise à la tyrannie de cruels gouvernants aptes au détournement des aides alimentaires. Aspirine sans frontières fait ce qu’elle peut.

À qui profite le crime démographique ?

Derrière la bonne parole nataliste, à masque paternaliste, sont tapies d’immondes arrière-pensées économiques, militaires, nationalistes, racistes, souffrant d’une myopie écologique hypothéquant tout futur universel. Avec ce que l’on sait maintenant, encourager la surpopulation, c’est cautionner un crime volontaire contre l’humanité. Les ressources n’étant pas élastiques, l’appropriation des plus forts ne peut qu’entraîner une famine des plus faibles. Les variantes du style « Travail-famille-patrie » sont les trilogiques recettes des peuples mis en batteries, voués à la fécondation spontanée, corvéables à merci et disponibles sur un geste pour le plus grand profit des marchands d’armes soutenus par les dogmatismes religieux.

Veut-on vraiment s’en sortir ?

Regardons la réalité en face, ne cherchons pas de faux-fuyants, nous les colonisateurs au grand cœur, extorqueurs des ressources et vandales de la Terre.

En continuant à surexploiter la Terre nourricière, à en piller les ressources, à massacrer le vivant, à torturer le monde animal, à notre seul et égoïste profit, en prônant des bons sentiments humanistes dont on sait l’impraticabilité depuis que nous professons des versets de morales…, où allons-nous ?

En volatilisant 16 millions d’euros pour les 4 heures d’un sommet de l’union de la Méditerranée au Grand Palais de Paris, réunissant 3.000 représentants de gouvernements plus ou moins tortionnaires ayant chacun eu droit à un cocktail dinatoire de 5300 euros…, sommes-nous solidaires du milliard de gens survivant dans la sous-nutrition ?

Veut-on vraiment s’en sortir ? NON !

J’ai écris un pamphlet infrarouge sur le sujet. Il fit scandale. Mais depuis, on ose remettre en cause la procréation égoïste et inconsciente, le vocable surpopulation n’est plus un gros mot et les familles nombreuses n’ont plus le vent en poupe.

Dans la foulée du prochain sommet sur le péril climatique, le temps est aussi venu d’un Copenhague sur le péril démographique.

Faire des enfants tue ! Éloge de la dénatalité
Ce n’est pas un livre, c’est un cri !
La Terre n’est ni extensible, ni rechargeable…
Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire.

La page du livre :
http://web.mac.com/jdelacre/Enfants/enfants.html
L’acquérir en ligne :
http://www.amazon.fr/Faire-Enfants-Surpopulation-Tarrier-Michel/dp/…