– La dénatalité à l’ordre du jour

Posted on 28 février 2011

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Billet posté par Michel Tarrier le lundi 4 mai 2009

« Les réactionnaires sont ceux qui restent ligotés à un monde dépassé, devenu largement fictif. Ils refusent le changement d’époque et de logiciel, ils préfèrent les idées mortes. »Jean-Paul Besset

« D’abord ils vous ignorent. Ensuite ils vous raillent. Puis ils vous combattent. Et enfin, vous gagnez. »
Mahatma Gandhi

Puisque notre Terre n’est pas rechargeable et en attendant de disposer de 4 ou 5 planètes, faut-il éviter « le troisième enfant carboné »… ?

« 1. Dieu bénit Noé et ses fils et leur dit : « Soyez féconds, multipliez-vous et remplissez la terre. 2. Vous inspirerez désormais la crainte et la terreur à toutes les bêtes de la terre et à tous les oiseaux du ciel ; tous les animaux qui se meuvent sur la terre et tous les poissons de la mer sont livrés en votre pouvoir. 3. Tout ce qui remue et qui vit vous servira de nourriture au même titre que les légumes et les plantes : je vous donne tout cela. » Ancien Testament, Genèse 9, L’alliance avec Noé.

Eh bien, décroissez maintenant ! La population humaine d’alors n’était que de quelque 100 ou 200 millions d’âmes ! Nous sommes quasiment 7 milliards, donc, c’est fait, mission accomplie, nous avons rempli la Terre, nous avons consumé tout ce qui remue et tout ce qui vit… !
Et quand on nous assure que la planète bleue (ou ce qu’il en reste) pourrait nourrir jusqu’à 12 milliards d’humains, et après ? Faut-il aller au bout du bout, se retrouver au pied du mur, apprendre à creuser quand on aura touché le fond ?
Et puis : « La perfection évangélique n’est que l’art funeste d’étouffer la nature… » disait Diderot.

L’excroissance démographique alimente la chronique

Après quelques autres poussés éco-malthusiennes, lors d’un colloque de la revue Entropia le 4 avril dernier, le député européen des Verts Yves Cochet vient de faire une sortie très remarquée, très critiquée aussi, en lâchant cette formule : « Le troisième enfant européen a un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York »,soit 310 tonnes équivalent carbone si mes calculs sont exacts (620 trajets x 500 kg équivalent carbone chacun). Comme un européen émet dans une vie de 77 ans quatre fois plus que les fameux 500 équivalent carbone, cela représente effectivement ces 620 trajets. Yves Cochet agrémente sa condamnation du troisième enfant par le vœu d’une directive qu’il nomme « grève du troisième ventre », laquelle inverserait l’échelle des prestations familiales. « Aujourd’hui plus on a d’enfants, plus on touche. Je propose qu’une famille continue de percevoir des aides pour les deux premiers enfants, mais que ces aides diminuent sensiblement à partir du troisième », argumentait-il. Selon Rémi Manson, président du nouveau mouvement Démographie responsable : « Pour réduire ce coût, il faut jouer sur plusieurs leviers, dont la baisse de la consommation, mais ça ne sera toujours pas suffisant. L’INED lui-même annonce une augmentation de la population à moyen terme. Ce qu’il faut aujourd’hui c’est stabiliser le nombre d’enfants, à défaut de pouvoir le réduire.»

En 1798, le pasteur britannique Thomas Malthus, économiste visionnaire, apparaissait déjà comme malveillant quand il affirmait que la population humaine croît de façon exponentielle (2, 4, 8, 16, 32…) tandis que les ressources n’augmentent que de manière arithmétique (1, 2, 3, 4, 5…) ? Et qu’inévitablement, nous irions vers l’épuisement des biens, la famine, la guerre de tous contre tous.
Aujourd’hui, les chercheurs évaluent l’empreinte écologique d’Homo sapiens en hectares terrestres et l’OCDE en donne cette définition : « la mesure de la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux besoins d’une population humaine de taille donnée ». Les dernières évaluations montrent que nous avons globalement outrepassé notre quota. La planète Terre ne peut aujourd’hui offrir que 1,78 hectare global (hag) par habitant, et pas un centimètre carré de plus. Or notre consommation mondiale requiert 2,23 hag productifs per capita. L’an dernier, le « jour du dépassement global » fut le 23 septembre. Cela signifie qu’entre le 1er janvier et le 23 septembre 2008, l’humanité avait déjà consommé les ressources que la nature peut produire en un an. Dans son système capitaliste, l’humanité vit ainsi à crédit sur son devenir planétaire et le crime que nous commettons contre les générations futures est effarant, nous les déshéritons ! Voilà bien de quoi justifier la procréation dans l’amour spontané et nous rappeler qu’en faisant un gentil bébé nous risquons grandement de faire aussi un futur adulte malheureux.
Les modélisations nous enseignent que si l’ensemble de la population humaine adoptait le mode de vie occidental (automobile, viande au quotidien, eau chaude à volonté, énergies fossiles à la demande…), il faudrait disposer en surface de quatre à cinq planètes Terre. Et les nouvelles classes moyennes chinoises et indiennes ont déjà commencé de vivre à l’occidentale. Doit-on le leur reprocher ?

Un même discours dans les années 1960 :

« En 5 minutes, il naît 67 enfants aux États-Unis, 274 en Chine, 395 en Inde… »
(…)
« Pendant que vous lisez cette phrase, onze enfants naissent sur cette Terre. Pendant le même temps cinq personnes meurent. Ces six vivants supplémentaires en quelques secondes représentent pour l’humanité le plus grand danger qui l’ait jamais menacée depuis qu’elle existe : le surpeuplement.
(…)
Il a fallu des millénaires à l’humanité pour atteindre son importance actuelle : 3,5 milliards. Dans trente ans, elle l’aura doublée : 7 milliards.

(…)
La funeste trinité du surpeuplement, famine, misère, chômage, divisera demain le monde en deux camps ennemis. C’est la nouvelle fin du monde qui nous est promise. »

Ce sont de brefs extraits d’une longue enquête intitulée La marée humaine parue en 1969 dans L’Express (nº 958 du 17 novembre), entre les conclusions pionnières du Club de Rome (1968) et les craintes exprimées dans la foulée par le Rapport Meadows (1972) : « Les riches s’enrichissent et les pauvres font des enfants ».
Sombres prédictions à ce jour avérées, qu’il s’agisse des pronostics d’effectifs atteints, de famine (un milliard de terriens sont en état de sous-nutrition), de chômage (50 millions de nouveaux chômeurs vont s’ajouter aux 200 millions existant déjà dans le monde selon l’OCDE), etc.

Paroles de sages (et de moins sages) : rappels

Menace ou chimère, la surpopulation ne semble pas questionnable. Le tabou de la dénatalité dérange tant et génère une telle langue de bois, y compris des écologistes actuels (Hulot n’en souffle mot…), que les citations d’auteurs en sont d’autant plus notables. En voici un bref florilège.

« Ce serait l’un des plus grands triomphes de l’humanité si l’on parvenait à élever l’acte responsable de la procréation au rang d’action volontaire et intentionnelle. »
Sigmund Freud

« Les plus grandes épreuves auxquelles le Monde aura à faire face dans les années à venir seront la surpopulation, le manque de ressources (eau, matières premières, pétrole…), des pandémies de toutes sortes de maladies connues et nouvelles, des pollutions de toutes sortes (chimiques, air, eau, alimentation…) »
Albert Einstein

« Nous n’habitons plus la même planète que nos aïeux : la leur était immense, la nôtre est petite. »
Bertrand de Jouvenel

« L’épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une diminution substantielle de la population humaine. L’épanouissement de la vie non-humaine requiert une telle diminution. »
Arne Naess

« Ne me parlez pas de pénurie. Mon monde est vaste et a plus qu’assez – pour un nombre limité. Il n’y a pénurie de rien, à part de volonté et sagesse ; mais il y a un surplus de gens. »
Garrett Hardin

« Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres êtres avant l’amour-propre. »
Claude Lévi-Strauss

« Notre société devient une société de consommation effrénée. C’est un cercle vicieux que je compare au cancer… Devrions-nous éliminer la souffrance, les maladies ? L’idée est belle, mais peut-être pas profitable à long terme. Notre peur des maladies ne doit pas mettre en danger le futur de notre espèce. C’est une chose terrible à dire. Mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons éliminer 350.000 personnes par jour. C’est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l’est encore plus. »
« Nous périrons sous les berceaux. Nous sommes le Cancer de la Terre ; la pullulation de l’espèce humaine est responsable d’une pollution ingérable par la nature. Cela est tellement évident qu’on se demande de quel aveuglement sont frappés nos dirigeants. La Nature, dans sa grande sagesse, essaie de nous aider ; les cas de stérilité sans cause apparente s’accroissent – comme d’ailleurs s’accroissent les orphelins et enfants abandonnés et maltraités ! »

Jacques-Yves Cousteau

« Diminuer la mortalité infantile, sans aider à réduire les naissances quand cela aboutit pour les survivants à une vie abominable, intolérable, infrahumaine, cela mérite réflexion. »
« La plus grave menace pour l’avenir de l’humanité reste l’explosion démographique, la prolifération du plus redoutable prédateur, l’homme, sur une petite planète. (…) Notre petite planète n’est pas capable de supporter longtemps les conséquences d’une surpopulation délirante et de l’activité industrielle incontrôlée de notre société de consommation, qui épuise les ressources rares non renouvelables de cette Terre, et qui pollue, défigure et finalement détruit une large part d’un écosystème dont nous faisons partie. »

René Dumont
En ces temps véhéments, René Dumont ne mâchait pas ses mots, l’écologisme n’était pas encore dompté et soumis à la langue de bois des salons de l’écologiquement correct :

http://archives.radio-canada.ca/sante/sante_publique/dossiers/2082-…

Plus récemment :

« Je ne comprends pas que les femmes n’avortent pas simplement en regardant le journal télévisé. »
Emil Cioran

« L’humanité produit une incroyable quantité d’imbéciles. Plus un individu est bête, plus il a envie de procréer. Les êtres parfaits engendrent au plus un seul enfant, et les meilleurs, comme toi, décident de ne pas procréer du tout. »
Milan Kundera

« Dans les bidonvilles, j’avais chargé un docteur de prescrire la pilule, afin que les femmes n’aient pas un bébé tous les dix mois. J’avais vu une femme enceinte allaiter deux bébés ; je ne pouvais laisser perdurer cette situation. J’ai envoyé une lettre directe au Pape pour lui expliquer. Je n’ai jamais eu de réponse… »
Sœur Emmanuelle

« Les couples ayant plus de deux enfants sont irresponsables. »
Jonathon Porritt (Président de la commission pour le développement durable en Grande-Bretagne)

« Nous sommes trop nombreux. Voilà pourquoi nous avons le réchauffement climatique. (…) Tous les habitants de la planète doivent s’engager à avoir un ou deux enfants, c’est tout. (…) Ne pas contrôler la population est un suicide. »
Ted Turner (fondateur de la chaîne d’actualités CNN, grand financier de la Fondation des Nations unies)

Quant à Claude Lévi-Strauss, lors d’une déclaration crépusculaire, il ne nourrissait aucun espoir « pour un monde trop plein » Le temps de vivre sa vie et Claude Lévi-Strauss vit effectivement presque 5 milliards d’habitants de plus faire irruption sur cette Terre :

http://www.dailymotion.com/related/x8dfry/video/x7lt87_claudelevist…

« Un régime d’empoisonnement interne… », tel était le douloureux testament du généreux homme :

http://www.youtube.com/watch?v=r3KfBXJHJ7c&hl=fr

Comme à l’accoutumée, Michel Houellebecq n’est pas tendre avec le sujet : « Je suis salarié, je suis locataire, je n’ai rien à transmettre à mon fils. Je n’ai aucun métier à lui apprendre, je ne sais pas ce qu’il pourra faire plus tard ; les règles que j’ai connues ne seront de toute façon plus valables pour lui, il vivra dans un autre univers. Accepter l’idéologie du changement continuel, c’est accepter que la vie d’un homme soit strictement réduite à son existence individuelle, et que les générations passées et futures n’aient plus aucune importance à ses yeux. C’est ainsi que nous vivons, et avoir un enfant, aujourd’hui, n’a plus aucun sens pour l’homme. » (Les particules élémentaires).

« Pour un enfant de réussi, on en trouve cent de bâclés. Les bâclés prennent ensuite le pouvoir et voici le résultat. Ne vous vengez pas sur vos enfants de la pire vacherie que vous ont faite vos parents : vous faire naître. »
Bernard Werber

Conscient que l’homme n’est pas dans le camp des gentils, le sympathique écrivain Bernard Werber ne compte que sur la décroissance démographique pour sauver la planète. Et l’homme des fourmis, celui qui aime beaucoup la planète « arrête la croissance démographique » et estime qu’à la veille d’être 10 milliards, nous serions pas mal à 1 seul milliard :

http://www.dailymotion.com/video/x8dfry_pensees-de-terriens-bernard…

« Je crois pourtant que seul un réel amour des enfants dispense d’en faire… »
Michel Onfray

« Si on savait pourquoi on les faisait, on ne les ferait pas. »
« Je ne vois aucune consolation au malheur d’être né. »

Roland Jaccard

« Un individu qui ne se reproduit pas jouit de lui-même comme un état final de l’évolution. »
Peter Sloterdijk

L’appel à la frugalité d’Albert Jacquard (auteur de L’explosion démographique), n’est-il pas un vœu pieu pour calmer le jeu ?
http://archives.radio-canada.ca/sante/sante_publique/dossiers/2082-…

Quelques repères dans la plus récente actu française

Il y a un an, mon livre-éloge de la dénatalité (Faire des enfants tue) mit le feu aux poudres. Vivement condamné dès sa sortie par les courants conservateurs, le pamphlet semble avoir servi de déclic pour agiter de nouveau l’imprudente question et la mettre à l’ordre du jour de notre utopique développement durable. On y décryptait quelques pensées, dangereuses pour les uns, légitimes pour les autres.
« Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre. »
« La surpopulation est un crime contre l’humanité. »
« Faire des enfants nuit gravement à la planète. »
« Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire. »
« Chaque enfant est mon enfant. »

http://web.mac.com/jdelacre/Enfants/enfants.html

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1045

http://www.amazon.fr/Faire-enfants-tue-Eloge-d%C3%A9natalit%C3%A9/d…

Come back sur l’anathème contre l’objet du scandale dénataliste
Placer la Nature avant l’homme, s’en prendre à la natalité des Blancs, qui plus est faire l’apologie du métissage n’a pas l’heur de plaire à la France conservatrice et les fondamentalistes chrétiens ruent dans les brancards. La sainte famille a la dent dure et en annonçant la couleur par un appel au lynchage, les intégristes chrétiens montrent leur vrai visage, empli de haine à l’idée même d’une Terre-patrie et d’une solidarité ad hoc. À travers leurs sites, ces suprémacistes blancs et fanatiques incitent à la vindicte publique contre les auteurs et l’éditeur du livre, menaces téléphoniques à l’appui, et ont lancé une campagne de boycott des librairies proposant l’ouvrage.
Exemples d’intimidation sur des sites cathos fondamentalistes et sur…Planète UMP :

http://www.fdesouche.com/articles/3277

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2008/05/faire-des-enfan.html

http://www.planete-ump.fr:80/t6136-Faire-des-enfants-TUE.htm

Fin 2008, une association antinataliste s’est créée sous le nom de Démographie responsable :
http://www.demographie-responsable.org:80/
Ses affiches éloquentes couvrent fréquemment certaines rues de Paris.

Dans un supplément, Le Monde du 10 janvier 2009 posait la question : Sommes-nous trop nombreux ?

Dans le numéro de février 2009, Faire des enfants tue reçoit les éloges de la revue Psychologies :

http://www.psychologies.com/livres.cfm/livre/5310/Michel-et-Daisy-T…

Dans son numéro de mars 2009, le magazine Philosophie consacre un dossier très complet à la question : Pourquoi fait-on des enfants ?

Dans une interview de la revue Science et Vie d’avril 2009, Pierre-Henri GOUYON, généticien et professeur à l’école polytechnique et du Muséum d’histoire naturelle de Paris, déclarait : « Le scénario optimiste de la disparition des humains de la Terre : ils deviendraient assez riches pour ne plus faire d’enfants que par désir et descendraient au-dessous de la barre des deux enfants par femme, ce qui conduirait l’espèce vers l’extinction, sans souffrance pour les individus. Le scénario pessimiste : les conditions écologiques ne permettraient plus l’existence de cette espèce ».

Dimanche 5 avril 2009, sous le titre : Pas d’enfant, merci !, la génération dénataliste était au programme de l’émission Planète 2049 de Maïtena Biraben, sur la télévision Planète :
http://www.planete.tm.fr/planete2049/mag2049.html

Puis vint la vigoureuse intervention d’Yves Cochet… dont les remous sont consultables dans la presse et sur les blogs, notamment de Libération :
http://environnement.blogs.liberation.fr:80/noualhat/2009/04/commen…

À laquelle intervention Marianne répondit par une volée de bois vert :
http://www.marianne2.fr/Yves-Cochet,-le-fils-fatigue-de-Malthus_a17…

Le 16 mai 2009 se tiendra à Bruxelles la Fête des non-parents :
« Vous n’avez pas d’enfant ? Soyez-en fier ! Que cette absence de progéniture résulte d’un choix ou d’une fatalité, vous n’imaginez pas quel précieux service votre stérilité rend à l’humanité ! »
http://nonparents.skynetblogs.be:80/

Population ou surpopulation, natalité ou dénatalité, il n’existe pas sujet plus émotionnel et polémique que celui-là ! De nos jours, les auteurs qui écorchent le sacro-saint instinct de reproduction risquent d’y laisser leur plume. Pourtant, il y a plus de 2000 ans, Platon pouvait se hasarder à dire que « La procréation, c’est la création des nuls. » Il conviendrait de décrisper et de dénationaliser le débat, tant l’enjeu est majeur pour notre devenir planétaire.

Records des plus grosses portées

« Il y a, paraît-il, une femme sur terre qui donne naissance à un enfant toutes les deux secondes. Il faut absolument la retrouver pour l’empêcher de continuer.»
Sam Levenson

Une femme peut connaître une vingtaine de gestations durant sa vie.
Comme par enfantement…, la première épouse d’un certain Bernard Scheinberg (Autriche) mit 69 enfants au monde et mourut à 58 ans. Son mari se remaria et, atteint de lapinisme, il procréa 18 enfants avec sa seconde femme. La double portée totalisa 87 enfants. Madame Fiodor Vassiliev (Russie) accoucha quant à elle de 69 enfants en 27 grossesses (quatre fois des quadruplés, sept fois des triplés et seize fois des jumeaux).
On imagine l’immense joie des pro-natalistes si la fin de l’humanité survenait en suivant ces « magnifiques » exemples.